• Christel Besuchet

LA PROCRASTINATION OU L'ART DE REMETTRE A PLUS TARD

Je peux le faire plus tard. Ça peut attendre demain. Y’a pas le feu. J’ai le temps !

Vous connaissez ? La procrastination c’est tout un art. Mais cet art nous met dans l’inconfort, le stress. Quand cela génère des conflits avec l’entourage, car, bien sûr, nos proches subissent aussi les conséquences du « remettre à plus tard », ou quand il faut faire les choses dans l’urgence parce que le délai c’est demain !


Le frein à l’action c’est nous, alors bonne nouvelle, on a la possibilité de choisir de faire différemment !

Essayons tout d'abord de comprendre ce qui se cache derrière notre inaction.

  • le besoin de contrôle/rébellion : on veut rester libre, maître de la situation, on n’aime pas les ordres ou les obligations. En ne faisant pas, on se rebelle contre tout ordre donné (d’où qu’il puisse venir – nous compris) et on reste le seul maître à bord.

  • la peur du résultat : là il y a la peur de l’échec. Vaut mieux remettre à plus tard (voire même à jamais) plutôt que de s’y mettre et de ne pas y arriver ou d’avoir un résultat qui ne nous convient pas. On peut y voir le doute de soi. Et plus étonnant, la peur de la réussite. Oui vous avez bien lu ! la réussite. Cela peut paraître étonnant mais parfois les conséquences de la réussite nous font peur, ou impliquent des changements auxquels nous ne sommes pas forcément prêts ou que nous ne voulons pas, de manière consciente ou non. C'est le cas, par exemple, d'une personne qui, inconsciemment, a peur de réussir ses examens universitaires, car ses parents n'ont pas fait d'études. Elle ne veut pas/ne peut pas faire "mieux" qu'eux, c'est un conflit de loyauté.

  • la peur de la chose elle-même : on doit faire un téléphone qu’on sait d’avance qu’il va être désagréable alors… on ne le fait pas (encore).

  • l’ennui tout simplement. La chose n’est pas motivante. Et là, on peut se poser la question, si on est la seule personne en cause, est-ce que je le fais vraiment ou alors je laisse tomber une fois pour toute?


Prenez la dernière chose que vous avez remise à plus tard et réfléchissez-y. Pourquoi l’avez-vous mise de côté ? Quel bénéfice y trouvez-vous ?


Des pistes de solutions

La solution miracle n’existe pas, pas de baguette magique en vue. Alors il va falloir quand même y mettre du sien et, si possible, sans remettre à plus tard ;-)

Voici quelques idées à essayer et à pratiquer chaque jour ou en tout cas plusieurs fois (Rome ne s’est pas faite en 1 jour) pour voir laquelle ou lesquelles conviennent :

  1. La prise de conscience. On prend un temps pour soi, pour y réfléchir, on comprend pourquoi on se comporte ainsi et on décide de faire autrement. Cela peut parfois être suffisant pour certaines personnes.

  2. Changer son vocabulaire. Les « il faut » et « je dois », ce n’est pas très alléchant si on n' aime pas les obligations. Changer par « je choisis de », cela devient un choix et non plus une obligation et cela peut faire toute la différence. L’intention est différente et l’énergie change aussi.

  3. Faire les tâches déplaisantes en premier pour faire après des choses plus positives, comme une récompense. Cela permet d'être motivé et de se réjouir.

  4. Se visualiser passer à l’action en tenant les éminences frontales (2 points au-dessus des yeux à mi-chemin entre les sourcils et la racine des cheveux) et se faire le scénario en pensées jusqu’au résultat de notre action. On peut imaginer plusieurs résultats. On continue à tenir ces points tout en imaginant une fin qui nous convienne ou jusqu’à ce que l’on se sente mieux avec le passage à l’action.

  5. Faire des rotations oculaires : tête immobile, suivez un grand cercle avec vos yeux, dans un sens puis dans l’autre, en tenant vos éminences frontales (voir point précédent) et en répétant une phrase à voix haute. Par exemple « j’ai confiance en moi pour faire …. et je fais de mon mieux », « je peux réussir à … » ou toute autre phrase qui vous parle. Utilisez des mots positifs et motivants, évitez les « ne pas » et les « jamais ».

  6. Prendre la fleur de Bach n° 17 hornbeam, elle aide à s’organiser, à retrouver pep et plaisir pour ne pas remettre à plus tard.

  7. Faire le mouvement « les pieds sur terre » : jambes écartées d’env. 1 mètre, tournez la tête et le pied droit vers la droite (le buste et le pied gauche restent de face), fléchissez le genou droit. 5 fois d’un côté puis idem de l’autre. Cela relâche les tensions et permet d’être plus dans l'action, la participation.

La kinésiologie peut aussi vous aider afin de comprendre ce qui vous freine et vous permettre de passer à l'action. Je vous accompagne avec plaisir sur ce chemin.

Bel été et belles actions !

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Christel Besuchet, kinésiologue agréée ASCA, RME et EGK | +41 78 624 76 03

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